Le Journal des Décideurs

4ème Prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique : Dr Salim Abdool Karim et Quarraisha Abdool Karim honorés par le Japon

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A quelques jours de la TICAD 8, le Premier ministre du Japon, Fumio Kishida, a décerné à Tokyo (Japon), mercredi 03 août 2022, le « 4ème Prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique » aux Docteurs Salim Abdool Karim et Quarraisha Abdool Karim du Centre pour le programme de recherche sur le sida en Afrique du Sud (abrégé en «CAPRISA»).

Sylvestre TCHOMAKOU

Lancé en 2006 par le Japon, le « Prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique », dont l’objectif est de récompenser des chercheurs ou des organisations ayant réalisé des résultats remarquables dans les domaines de la lutte contre les maladies infectieuses (et autres maladies) et de la promotion de la santé publique en Afrique, a connu ses lauréats au titre de la 4ème édition. Il s’agit de deux (02) personnalités et une (01) institution africaines : les Docteurs Salim Abdool Karim et Quarraisha Abdool Karim du Centre pour le programme de recherche sur le sida en Afrique du Sud (CAPRISA, dans la catégorie Recherche médicale) et le Programme d’Eradication du Ver de Guinée (dans la catégorie des Services médicaux). Cette décision du gouvernement du Japon, d’après le communiqué de presse relatif au Prix, est le fruit de l’engagement de plusieurs années au service du bien-être, sans relâche des communautés. « Les Docteurs Salim S. Abdool Karim et Quarraisha Abdool Karim du CAPRISA, de l’Université de Columbia, New York ainsi que de l’Université de KwaZulu-Natal, République d’Afrique du Sud, méritent d’être récompensés par le 4ème Prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique dans la catégorie de la Recherche médicale pour leurs recherches novatrices et leur leadership scientifique en Afrique sur plus de trois décennies. Pendant cette période, les Abool Karims ont travaillé côte à côte en tant que conjoints-scientifiques et se sont attaqués à des maladies dévastatrices, en surmontant des obstacles scientifiques et politiques. Dans leurs nombreuses réalisations, ils incarnent l’esprit de Hideyo Noguchi », lit-on dans le communiqué. Mieux, « au prix d’un risque professionnel considérable, apprend la note, ils ont confronté le Déni du SIDA, fourni des traitements antiviraux salvateurs au mépris de la politique gouvernementale et développé des approches de prévention du VIH qui donnent du pouvoir aux femmes de se protéger. Ils ont établi des centres de recherches collaboratives sur le VIH, en travaillant avec des partenaires internationaux sur les vaccins, la recherche sur l’immunopathogenie, les microbicides et les traitements antiviraux ». Au fort de la pandémie de SRAS-CoV-2, ils se sont, par ailleurs, fortement impliqués en entreprenant une surveillance rapide, promouvant la prévention fondée sur des preuves et luttant contre la désinformation sur les vaccins contre la Covid-19.

De la catégorie des services médicaux

« Le 4ème Prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique est décerné au Programme d’Eradication du Ver de Guinée dans la catégorie des Services médicaux pour la quasi éradication de la maladie du ver de Guinée, dirigé par le Centre Carter et réalisé en partenariat avec les ministères de la santé en Afrique, les communautés, les organisations non gouvernementales et des partenaires clés comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) des États-Unis », souligne le communiqué pour ce qui est de l’institution lauréate dans la catégorie des Services médicaux, le Programme d’Eradication du Ver de Guinée. Cette distinction n’est donc que le couronnement d’un parcours et d’un engagement soigneux au service des peuples d’Afrique.

Il est à noter que la récompense du « Prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique » se compose d’un certificat, d’une médaille et de la somme de 100 millions de yens (environ 1 million de dollars américains) pour chaque catégorie. Le Prix est initié en l’honneur du Dr Hideyo Noguchi (1876-1928), un éminent scientifique médical japonais qui, au début du XXe siècle, à l’époque où les maladies contagieuses faisaient rage, a consacré sa vie à la recherche bactériologique et a trouvé la mort en étudiant la fièvre jaune en Afrique.

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