Le Journal des Décideurs

Journée de l’Enfant Africain (JEA) : Le Bénin célèbre ce jour 16 Juin 2022, la 32e édition

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En prélude aux manifestations officielles prévues pour se dérouler, en différé, la semaine prochaine dans le département de l’Ouémé, Madame Véronique TOGNIFODÉ, Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance a délivré un message dans lequel elle a fait le point des avancées au Bénin en matière de protection des enfants, annoncé les actions en vue par le Gouvernement du Bénin pour la promotion des droits des enfants puis invité chaque Béninoise et chaque Béninois ainsi que tous les acteurs de la chaîne de protection des enfants à redoubler d’ardeur pour le bien-être de nos enfants.

Voici l’intégralité de son message.

Béninoises, Béninois,

Chers compatriotes,

Demain, 16 juin 2022, le Bénin notre pays, célèbrera à l’instar de la communauté internationale, la 32ème Journée de l’Enfant Africain.

Cette journée, faut-il le rappeler, a été instituée en 1991 par l’Assemblée des Chefs d’États et de gouvernements de l’Union Africaine en mémoire des centaines d’enfants massacrés lors du soulèvement du 16 juin 1976 à Soweto, en Afrique du Sud en réclamation de leur droit à l’éducation.

Le thème de cette 32ème édition est « Élimination des pratiques néfastes affectant les enfants : Progrès sur les politiques et pratiques depuis 2013 ». Le Comité Africain d’Experts sur les Droits et le Bien-être de l’Enfant (CAEDBE), a choisi ce thème pour la commémoration de la JEA en 2022 afin de faire le point sur ce qui a été fait en matière d’adoption de politiques et de pratiques pour éliminer efficacement les pratiques néfastes affectant les enfants en Afrique. C’est donc, l’occasion pour les gouvernements et les autres acteurs de marquer un arrêt stratégique sans pour autant arrêter les actions afin d’analyser les avancées pour de meilleures projections dans le futur.

Mesdames et Messieurs,

La référence à l’année 2013 nous rappelle le thème de la JEA qui était « Élimination des pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants : Notre responsabilité collective ».

Par cette célébration, la Charte Africaine des Droits et du Bien-être des Enfants à travers son article 1er nous invitait à « prendre toutes les mesures appropriées pour éliminer les pratiques sociales et culturelles néfastes qui affectent le bien-être, la dignité, la croissance normale et le développement de l’enfant ». C’est ainsi que plusieurs actions ont été lancées dans toute l’Afrique parmi lesquelles le lancement par l’Union Africaine (UA) en 2014, de la campagne pour l’élimination du mariage des enfants.

Au Bénin, malgré l’arsenal juridique quasi exhaustif, le cadre institutionnel multi acteurs et les différentes stratégies et actions mises en œuvre, plusieurs enfants sont encore exposés à toute une série de pratiques néfastes, notamment les Mutilations Génitales Féminines, les mariages d’enfants et les mariages forcés, les châtiments corporels, les accusations de sorcellerie, l’infanticide, l’inceste, etc.

Comme vous le savez si bien, la situation des enfants a toujours été une préoccupation permanente du Gouvernement du Président Patrice TALON. A cet effet, des avancées notables ont été enregistrées sur les plans juridique, institutionnel, politique et stratégique. A titre illustratif, nous avons l’adoption du Code de l’enfant et la prise de certains de ses décrets d’application. Mais au regard des difficultés qu’éprouvent certains acteurs en matière de protection de l’enfant relatives à son application, le Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance a entrepris la relecture de la loi n° 2015-08 du 08 décembre 2015 portant Code de l’enfant en République du Bénin avec l’ensemble des parties prenantes à la protection de l’enfant. Aussi, avons-nous la loi n° 2021-11 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes, qui porte une attention particulière aux infractions commises à l’encontre des filles. Je n’occulte pas les actions menées dans le cadre de la Campagne Tolérance Zéro au mariage des enfants menée depuis 2016 et qui ont permis de certifier 84 villages exempts de mariage d’enfants dans certaines communes de la zone septentrionale du Bénin.

Dans ce même registre, le Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance a entrepris un assainissement au niveau des Centres d’accueil et de Protection des Enfants afin d’offrir un cadre plus protecteur à nos enfants. Aussi, le Gouvernement, avec l’Agence nationale de protection sociale, a mené une opération d’enrôlement systématique des enfants orphelins et vulnérables accueillis dans des centres d’accueil afin de leur permettre d’avoir accès aux services sociaux de base grâce à leur carte ARCH. Toujours pour protéger les enfants il est mis en place la ligne d’assistance aux enfants le 138 pour la dénonciation des abus et maltraitance à l’encontre des enfants. Je m’en voudrais de ne pas rappeler les dernières réformes opérées au niveau de l’Autorité centrale pour l’adoption internationale au Bénin et qui ont permis de lancer le processus d’agrément des organismes d’adoption et de mettre en place au Bénin des procédures d’adoption. C’est également le lieu de rappeler à la population béninoise notre appel lancé pour une déclaration systématique à l’état civil des enfants abandonnés et dont les géniteurs sont introuvables.

Béninoises, béninois, chers compatriotes, 

Les pratiques néfastes privent les enfants, en particulier les filles, de leur enfance, de la possibilité de déterminer leur avenir et menacent le bien-être des individus, des familles et des sociétés. Ces pratiques ont des conséquences négatives sur les enfants et sont susceptibles de causer des dommages physiques, psychologiques, économiques, sociaux et de limiter leur capacité à participer pleinement à la société ou à se développer et à atteindre leur plein potentiel.

C’est au vu de toutes ces conséquences face auxquelles nul ne saurait rester insensible, que nous sommes appelés à un élan patriotique pour préserver et sauvegarder le bien-être de ces êtres innocents que nous appelons l’avenir de la Nation.

A l’occasion de la célébration de cette 32ème édition dans notre pays, les manifestations officielles se dérouleront en différé le 23 juin 2022 dans la commune d’Ifangni.

Je voudrais enfin, à l’occasion de cette célébration inviter chaque acteur de protection de l’enfant à communiquer avec les populations sur la nécessité d’abandonner ces pratiques au regard des conséquences négatives sur les enfants.

Je garde l’espoir qu’en poursuivant et en coordonnant nos interventions, nous atteindrons de meilleures performances pour le plus grand bonheur de nos enfants.

Vive la Journée de l’Enfant Africain ! 

Vivent les enfants béninois !

Vive le Bénin !

Je vous remercie.

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