Le Journal des Décideurs

Discours sur l’état de la nation: Patrice Talon satisfait des performances économiques

0 245

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Le président de la république a sacrifié
à la tradition en prononçant le vendredi 27 décembre 2019 à Porto-Novo son
discours sur l’état de la nation. Il a salué les performances économiques et
politiques réalisées au cours de la période.

Raoul Gandaho (Correspondant
régional Oueme/Plateau)

Le
président de la République a commencé son allocution en revenant sur la crise politique
qu’a connue le pays lors des dernières législatives. Pour lui, les réformes
engagées étaient nécessaires pour corriger le tir. Il a saisi l’occasion pour
féliciter les députés pour leurs contributions au dialogue politique qu’il a
organisé. Il a indiqué que la révision de la charte des partis politiques et du
code électoral était nécessaire pour amorcer un nouveau départ. Il a profité de
l’occasion pour remercier le président de l’Assemblée nationale pour son
dynamisme et sa marque de sympathie. Il a salué la rapidité avec laquelle les
recommandations issues du dialogue politique ont été exécutées. Il a voulu que
le parlement continue de l’accompagner dans les jours à venir pour amorcer le
développement qu’attend tout le pays.

Sur
le plan socio-économique, le président de la république s’est intéressé à la
fermeture des frontières nigérianes. Pour sa part, le dialogue n’est pas exclu
avec le grand voisin. Les négociations continuent au haut niveau pour  faire baisser la tension. Il a saisi l’occasion
pour inviter tous les acteurs économiques à un sursaut d’orgueil. Il a déclaré
qu’il était non seulement utile de résoudre la crise, mais de procéder à une
transformation structurelle de notre économie.

S’agissant
de l’éducation, le président de la république a prôné le renforcement du
système éducatif. Il a annoncé pour les prochains mois, le recrutement
d’enseignants qualifiés pour combler le vide qu’on observe actuellement. Un
enseignant : une classe, telle est l’option du président de la république.
Il a annoncé l’introduction prochaine au primaire de l’informatique et de
l’Anglais. Il n’a pas oublié les cantines scolaires pour lesquelles il a réservé
au titre de l’année 2020 plus de 15 milliards de francs CFA.

Pour
soulager les populations, il a précisé qu’il existe actuellement dans nos
hôpitaux des prises en charge intégrales afin de venir en aide aux premiers
malades. D’autres mesures sont également annoncées toujours pour venir en aide
aux patients. Plusieurs hôpitaux de zones sont en construction sur toute
l’étendue du territoire national. Le président a dévoilé quelques coins du
projet Asphaltage. L’objectif est d’améliorer notre cadre de vie et de permettre
aux populations de mieux circuler. Les chantiers sont en cours de réalisation
et les ministères sectoriels concernés y veillent. Dans la même foulée, il a
annoncé la construction de vingt marchés de nouvelle génération. Tout ceci pour
amorcer une nouvelle phase dans le commerce au Bénin.

Enfin,
le président de la république est revenu sur la disponibilité de l’énergie électrique.
Il a prôné la promotion du mix énergétique pour résoudre le problème de
délestage auquel le pays fait face. Il a aussi assuré que l’extension du réseau
électrique sera une réalité dans les prochains mois. Dans ce cadre, il est
revenu sur la gestion déléguée qui se fait à la SBEE et a assuré que ce sera un
gage de succès.

Discours sur l’état de la nation de Patrice Talon le vendredi 27 décembre
2019 à l’Assemblée nationale du Bénin

… En me soumettant, devant vous ce
matin, à cet honorable exercice de message sur l’état de la nation,
conformément aux prescriptions de la Constitution, je suis animé d’une foi
inébranlable en l’avenir radieux de notre pays, le Bénin. Cette assurance
procède des résultats de plus en plus probants que nous engrangeons sur le
chantier de la construction de notre Etat.

Eneffet, grâce au travail bien
fait, avec abnégation et dans la discipline, nous consolidons les acquis de
notre marche vers le développement pour offrir aux générations actuelles et
futures, de meilleures conditions de vie.

 Mesdames et Messieurs,

Iln’y a pas d’ambitions trop grandes
pour un Etat, de même qu’il n’y a pas d’épreuves qu’il ne puisse surmonter.

Solidaires dans l’effort, pour relever les défis du progrès et du vivre ensemble, c’est la marque des grands peuples et nous en sommes bien sûr un.

Notre légitime marche vers la
prospérité peut ainsi être éprouvée par des difficultés de parcours. Le cas
échéant, il convient d’y faire face avec clairvoyance et sérénité.

C’est ainsi que notre volonté
commune d’améliorer nos pratiques politiques et partisanes, à travers la réforme
de la Charte des partis politiques et du Code électoral, a généré des
incompréhensions qui ont conduit à des violences à l’occasion des élections
législatives du 28 avril 2019.

Ces violences ont été,
heureusement, vite maîtrisées.

Convaincus que les crises ont
également une fonction de régulation de la société, nous avons tous,
promptement, pris la mesure de la situation et organisé un Dialogue politique,
du 10 au 12 octobre 2019.

Cette initiative a permis aux
acteurs politiques de tous bords de se parler en toute responsabilité, de
s’entendre sur les amendements utiles à apporter aux lois qui régissent notre
vie politique, et de formuler des doléances dans le sens de la prise de mesures
d’apaisement pour tourner la page des dissensions nées des élections
législatives.

Avec diligence et responsabilité, mon Gouvernement a accompli tous les actes à sa charge pour la mise en œuvre des recommandations consensuelles issues de ce Dialogue politique.

Votre auguste Assemblée a également
pris sa part dans cette œuvre visant à favoriser le vivre ensemble harmonieux
de notre peuple, en votant les lois subséquentes et je voudrais vous en
féliciter chaleureusement.

Il s’agit de la loi portant
amnistie des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis lors des élections
législatives d’avril 2019, de la loi portant Code électoral, de la loi
modifiant et complétant la Charte des partis politiques, de la loi portant
financement public des partis politiques et de la loi portant statut de
l’Opposition.

Il s’agit aussi et surtout de la
loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990, rendue nécessaire
par la mise en œuvre de certaines recommandations consensuelles du Dialogue
politique, notamment l’alignement des mandats électifs pour favoriser
l’organisation des élections générales à échéance régulière, ainsi qu’une
meilleure représentation du peuple par les femmes.

Cette révision fut un moment
historique car nous avons montré à la face du monde qu’en Afrique, il est aussi
possible de procéder à une révision technique de la Constitution, pour en faire
un véritable outil de développement prospectif.

Pour toutes les avancées contenues
dans ces lois, je voudrais également féliciter tous nos partis politiques et
leurs leaders qui ont joué leur partition de la symphonie nationale avec une
conscience aigüe.

Ils l’ont fait sans jamais remettre
en cause la nécessité pour les acteurs politiques eux-mêmes de consentir
autant, sinon plus de sacrifices que le peuple, dans le sens de l’édification
d’une nation moderne.

C’est tout à leur actif.

Ces différentes lois, ajoutées aux
actions courantes du Gouvernement relatives notamment à l’amélioration de
l’accès aux services judiciaires, à la modernisation du cadre législatif,
normatif et institutionnel, puis à la protection des droits humains et des
enfants en particulier, participent de la consolidation de l’état de droit et
de la démocratie dans notre pays.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Sur le plan socioéconomique, la
fermeture par le Nigeria, depuis le mois d’août 2019, de ses frontières avec
tous ses voisins dont le Bénin, est source de préoccupations.

Evidemment, notre pays, champion de
la libre circulation des personnes et des biens, salué et célébré comme tel par
la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest
(CEDEAO), ne saurait s’accommoder d’une telle situation nuisible aux activités
de plusieurs de nos opérateurs économiques. C’est pourquoi mon Gouvernement ne
ménage aucun effort, ni en direction des autorités nigérianes, ni en direction
des organismes sous-régionaux, pour un retour à la normale.

Mais ce qu’il importe de retenir de
ce choc exogène, c’est que les efforts de transformation structurelle de notre
économie commencent à produire leurs effets.

Ainsi convient-il de comprendre la
résilience dont notre pays fait preuve face à cette crise. Désormais, nous
savons donc mieux résister aux chocs de cette nature et nous continuerons à
renforcer cet acquis.

C’est le sens de l’action que mène
inlassablement mon Gouvernement depuis avril 2016 et qui s’est poursuivie tout
au long de l’année qui s’achève.

Quel chemin avons-nous donc
parcouru depuis mon message à cette même tribune, il y a un an ?

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Nous savons que l’être humain est
le premier facteur de tout développement.

C’est pourquoi nous avons
principalement intensifié notre action pour renforcer le secteur éducatif.

Ainsi, grâce aux réformes et
politiques publiques entreprises, la qualité de l’enseignement et de l’offre
éducative, les conditions de travail des enseignants, les conditions d’accès et
de maintien à l’école des enfants se sont considérablement améliorées au cours
de cette année 2019.

Au niveau du sous-secteur des
enseignements maternel et primaire, le programme des cantines scolaires,
l’initiation à l’informatique et l’introduction de l’anglais au primaire sont
de plus en plus des réalités tangibles.

Dans la perspective de l’atteinte
de l’objectif « une école, une cantine », l’action du Gouvernement a permis de
doter, en 2019 comme prévu, 51% de nos écoles maternelles et primaires en
cantines scolaires.

Ce faisant, le programme permet à
plus de 800 mille enfants dans plus de 4000 écoles de disposer d’un repas chaud
par jour.

Il s’agit là de performances jamais
atteintes auparavant dans notre pays et qui concourent à l’éradication de la
faim en milieu scolaire.

Pour y arriver, la dotation
budgétaire accordée au fonctionnement des cantines scolaires, qui était d’un
milliard de FCFA en moyenne annuelle jusqu’en 2017, est passée à 14 milliards
de FCFA en 2019 et, pour 2020, une allocation de 15 milliards de francs CFA est
prévue.

Nous voulons aller plus loin encore
à la base en mettant en œuvre un nouveau Projet de Nutrition de la petite
Enfance, au profit des tout petits de zéro à cinq ans, au cours des cinq
prochaines années dans 48 communes de notre pays.

Au cours de l’année 2019,
l’initiation à l’informatique au primaire a été renforcée et étendue à 160
écoles réparties dans nos douze départements, impactant plus de 36.000
écoliers.

L’expérimentation qui a suscité un
grand enthousiasme au sein de l’institution scolaire, offre également aux
enseignants des écoles bénéficiaires, l’occasion de se former à l’utilisation
et à l’entretien des équipements.

Elle s’étendra au cours de cette
année scolaire 2019-2020 à 20 nouvelles écoles primaires publiques.

Par ailleurs, en vue de garantir la
qualité de l’éducation, mon Gouvernement a procédé à l’inventaire des
infrastructures dans le primaire et le secondaire, ainsi qu’à l’évaluation des
capacités intellectuelles des aspirants au métier d’enseignant et à celle des
connaissances professionnelles des enseignants de la maternelle, du primaire et
du secondaire général reversés en agents contractuels de l’Etat en 2008.

Cette opération a permis
d’identifier avec pertinence les besoins en renforcement de capacités de ces
derniers et de générer une base de données des aspirants.

Au secondaire général près de
16.000 enseignants provenant de cette base de données ont bénéficié d’un
contrat de travail pour le compte de l’année scolaire en cours, une option qui
améliore le sort des anciens vacataires, tandis qu’au primaire, environ 11.000
enseignants en sont issus pour combler le déficit observé à la rentrée.

De fait, pour la première fois
depuis au moins deux décennies, notre pays a résorbé le déficit d’enseignants
dans le primaire, et se rapproche plus que jamais de cet idéal au secondaire.

Le tout, afin de donner un sens au
concept « une classe, un enseignant ».

Dans le même ordre d’idée, il
convient d’évoquer, au titre de la rentrée scolaire 2019-2020, la distribution
gratuite d’un million six cent mille (1.600.000) cahiers d’activités de
français et de mathématiques au profit des classes de CI et CP.

Dans l’enseignement secondaire
général, professionnel et technique, nous avons assuré au titre de la promotion
de la scolarisation des filles et de leur maintien dans le système,
l’exonération des frais de scolarité de 230.107 filles du 1er cycle, pour un
montant d’environ deux milliards cinq cents millions de FCFA ; et fourni la
subvention pour le fonctionnement de 6 lycées de jeunes filles.

De même, mon Gouvernement a
subventionné le fonctionnement des établissements d’enseignement technique et
professionnel et octroyé des bourses à un grand nombre de leurs apprenants.

Mieux, nous avons posé les bases
pour l’opérationnalisation, dès l’année prochaine, de la stratégie de relance
du sous-secteur à travers la mise en œuvre de son Plan d’Urgence en vue d’une
véritable relance de l’enseignement technique et professionnel.

Au niveau de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique, nous avons poursuivi le renforcement
des infrastructures et équipements de recherche sur divers campus
universitaires, ainsi que l’amélioration des curricula de formation.

De même, nous avons doublé le
nombre d’allocataires de bourses et secours universitaires, qui est ainsi passé
de 14.197 en 2017-2018 à 29.977 en 2018-2019, soit 15.780 nouveaux
bénéficiaires et ce nombre est porté à 20.010 pour l’année 2019-2020, soit
encore 27% d’augmentation.

Par ailleurs, nous avons procédé au
recrutement de 200 assistants au titre de 2018 – 2019 pour renforcer le
personnel enseignant et le processus de recrutement de 100 autres est en cours
au titre de 2019 – 2020.

A côté de cela, l’assainissement
dans le secteur des établissements privés d’enseignement supérieur s’est
poursuivi, de même que l’organisation des examens nationaux de licence et
master, pour restaurer la crédibilité de nos diplômes et rendre nos jeunes
diplômés plus compétitifs.

Enfin, il importe de rappeler que
grâce à la mise en œuvre des réformes dans les différents sous-secteurs de
l’Education, les résultats aux examens de fin d’année 2018-2019 ont été d’un
niveau satisfaisant, comparé à ceux des années écoulées.

Cette tendance, nous la voulons
durable avec la mise en place du Conseil national de l’Education entièrement
rénové et doté de larges attributions en vue de donner corps à la réforme du
système éducatif béninois pour l’arrimer aux défis des temps modernes par
ailleurs tributaires d’une ressource humaine en bonne santé.

Nous avons parfaitement conscience
de cette exigence.

A cet égard, mon Gouvernement n’a
pas lâché prise et a poursuivi les réformes engagées pour redorer le blason de notre
secteur sanitaire.

Plusieurs textes ont ainsi été
adoptés pour améliorer les conditions de travail, définir les normes et réguler
la qualité des soins afin d’amener les praticiens hospitaliers à se faire plus
disponibles au service de nos compatriotes.

Ceux-ci, au regard des efforts
consentis par le Gouvernement pour renforcer le plateau technique dans de
nombreux centres de santé sur toute l’étendue du territoire, peuvent avoir
l’assurance d’une meilleure prise en charge dans nos formations sanitaires.

Celles-ci, nous les voulons de plus
en plus modernes, proches de nos populations et disponibles partout.

A cet effet, les travaux de
construction de l’hôpital de zone de Savè avancent à un rythme satisfaisant,
l’extension de l’hôpital de zone d’Allada est actée et les remises de sites ont
été effectuées en vue de la construction d’un hôpital de référence à Ouidah et
d’un hôpital de zone dans l’agglomération d’Adjarra/Akpro-Missérété/Adjohoun.

Dans ce domaine, un autre motif de
satisfaction réside dans l’accomplissement de toutes les diligences en vue du
démarrage effectif des travaux de construction du Centre hospitalier
universitaire de référence d’Abomey-Calavi.

Cet hôpital moderne de 400 lits
disposera de services cliniques et d’un plateau technique de haut niveau, dans
la plupart des spécialités médicales et chirurgicales.

Il offrira les commodités pour les
explorations diagnostiques, avec des unités de biologie et d’imagerie.

Mais la santé, c’est aussi la
prévention des risques et la maîtrise des facteurs qui peuvent la dégrader.

A ce propos, nous le savons tous,
un cadre de vie insalubre est vecteur de maladies.

Aussi avons-nous, tout au long de
l’année, renforcé le cadre législatif à travers notamment le vote et la
promulgation de lois de grande portée comme la Loi-cadre sur l’aménagement du
territoire, la loi sur l’interdiction des sachets plastiques non
biodégradables, la loi sur la gestion du littoral.

Autant de textes qui ont vocation à
protéger durablement notre environnement, tout comme la plantation de près de
cinq millions d’arbres d’espèces diverses, sur une superficie de plus de 4.000
hectares lors de la 35ème édition de la Journée nationale de l’Arbre.

Toujours au titre de l’amélioration
du cadre de vie, la poursuite des travaux de la première phase du projet
Asphaltage est en cours dans les villes de Cotonou, Porto Novo, Parakou,
Sème-Podji, Abomey-Calavi, Abomey, Bohicon, Lokossa et Natitingou.

Ces travaux qui prennent fin en
2020 augurent déjà des contours de modernisation de ces villes ainsi que de la
facilité de circulation pour les populations.

Pendant ce temps, nous prenons les
dispositions pour la mise en œuvre de la prochaine phase.

Au projet Asphaltage est adossé un
autre non moins impactant sur la qualité de notre cadre de vie : celui de
l’assainissement pluvial de Cotonou qui, après la phase de mobilisation des
ressources, démarre effectivement l’année prochaine.

Il permettra de maîtriser
durablement les inondations dans notre capitale économique.

En attendant, le projet de salubrité
et de gestion des déchets solides ménagers dans les villes de Cotonou,
Porto-Novo, Abomey-Calavi et Ouidah, est entré depuis quelques jours, dans sa
phase d’équipement et de sélection des Petites et Moyennes Entreprises (PME)
opératrices, pour toutes ses composantes « salubrité des villes », « collecte
des déchets », « destruction des dépotoirs sauvages », et « curage des
caniveaux ».

A cette étape, plus de 1.500
emplois seront créés et ce nombre devrait doubler très vite.

Par ailleurs, les travaux de la
deuxième phase du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou se sont
poursuivis avec le rechargement de certaines cellules de plage, par le dragage
de près de 2 millions de m3 de sable marin, l’assainissement du site libéré
d’Akpakpa-Dodomè et l’achèvement des travaux de construction de la digue de
Donaten.

Vers l’Ouest, les travaux de
construction de la digue immergée de 4.000 mètres à Avlékété sont pratiquement
achevés, de même que la réalisation des études visant la mise en place d’une
cité balnéaire à Ouidah et la protection du segment de côte entre Ouidah et
Fidjrossè.

Au soutien de l’environnement
assaini, mon Gouvernement a engagé des actions pour promouvoir l’habitat décent
au profit des classes moyennes.

A cet effet, je puis vous assurer
que les financements sont bouclés pour une première phase de 12.049 logements
économiques et sociaux sur les 20.000 prévus, et que le site de Ouèdo à
Abomey-Calavi, sera dans quelques semaines, le théâtre de grands mouvements
d’engins et de milliers d’ouvriers pour la concrétisation des 11000 logements
prévus pour y être érigés.

Ce serait déjà un bon début,
sachant que ce nombre représentera plus de quatre fois, le nombre de logements
économiques construits dans notre pays par l’Etat en plus de 50 ans d’indépendance.

S’agissant du vaste projet de
modernisation de marchés urbains et régionaux, la première phase prioritaire,
qui démarre, concerne 20 marchés que sont : Tokplégbé, Aïdjèdo, Gbégamey,
Mènontin, Wologuèdè, Cadjèhoun, Midombo, PK3 et Sainte Trinité dans la commune
de Cotonou, Guèma à Parakou, Houègbo à Toffo, Gbominan à Glazoué,  Azovè à Aplahoué, Cococodji dans la commune
d’Abomey-Calavi, Pahou à Ouidah, Ahouangbo et Ouando à Porto-Novo, Houndjro à
Abomey, et les marchés de Djougou et Natitingou.

Ces marchés de nouvelle génération,
intégrant toutes les commodités requises, renforceront l’attractivité
économique de nos villes et offriront à court terme, aux femmes et aux autres
usagers, des cadres assainis et attrayants.

Monsieur le Président de l’Assemblée
nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

La qualité de vie se mesure aussi à
l’aune des indicateurs d’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique.

C’est pourquoi, dans le domaine de
l’eau potable, en dehors de la redéfinition du modèle de gestion de la Société
nationale des Eaux du Bénin (SONEB) en vue d’améliorer les performances,
plusieurs programmes et projets ont été exécutés en milieu urbain et ont permis
d’enregistrer les résultats probants tels que :

• l’amélioration de la capacité de
stockage de plus de 143 mille m3 d’eau à travers le pays ;

• la réalisation des travaux de
pose de réseaux de distribution et de d’adduction ;

• le raccordement de plus de 12.000
nouveaux abonnés.

A cela s’ajoute la réception, en
cette fin d’année, d’ouvrages qui permettront d’améliorer de façon sensible le
service aux populations dans plusieurs grandes villes.

Ainsi en est-il de la ville
d’Abomey-Calavi où la capacité de production du système d’approvisionnement en
eau potable passe, pour la première phase, de 600 m3 à peine par heure à 1.500
m3/h, soit plus du double de la capacité antérieure de production tandis que la
capacité de stockage passe de 500 m3 à 4.000 m3, soit huit fois la capacité
antérieure.

Dans cette même ville, on peut
encore noter, toujours au titre de la première phase, un accroissement de 103
km du réseau de distribution et de 28 km de réseau d’adduction.

Au même moment, dans la ville de
Parakou, ces ouvrages permettent d’accroître de près de 300 km le réseau de
distribution et de réaliser 7.000 branchements à coût réduit, avec une capacité
de production qui passe de 400 m3/h à 1.700 m3/h.

La même dynamique sera observée
dans un très grand nombre de nos communes, aussi bien urbaines que rurales.

En tout, mon Gouvernement aura
mobilisé en un temps record, la somme de 493 milliards de FCFA pour ses projets
de fourniture d’eau potable dont plus de 300 milliards de FCFA pour
l’approvisionnement en eau potable en milieu rural.

Il s’agit là d’une performance
inédite quand on sait qu’auparavant la moyenne de mobilisation de ressources
s’élevait seulement à environ 40 milliards de FCFA par quinquennat, soit 12
fois moins que ce qui est en cours.

Grâce à ces ressources, 199 forages
à gros débit répartis dans tout le pays, sont en cours de réalisation au titre
de la gestion 2019.

Quant aux travaux de mise en place
de système d’Adduction d’Eau multi villages, 110 chantiers sont déjà en cours
d’exécution et l’année 2020 marquera une phase d’intensification de ces
travaux.

Par ailleurs, sur le plan de la
gestion intégrée des ressources en eau, divers projets sont mis en œuvre avec
pour effets attendus :

• l’atténuation d’environ 50% des
risques liés à l’eau ;

• la mobilisation d’une importante
quantité d’eau à des fins multi-usages ;

• le développement de l’écotourisme
autour des barrages.

Ces projets en cours d’exécution
portent notamment sur la réalisation de onze (11) micro-barrages, la
construction de quatre (04) retenues d’eau totalisant un volume d’eau de plus
de 8 millions de m3 et l’aménagement de 169 hectares de périmètre irrigué à des
fins agropastorales.

Nos ambitions pour l’accès à l’eau
potable pour tous ne nous empêchent pas d’accorder une attention particulière à
nos ressources minières.

Ainsi, s’agissant de la gestion des
mines, nous avons lancé le processus d’élaboration des textes législatifs et
réglementaires régissant le secteur, et procédé à la sécurisation de divers
sites.

Puis, relativement aux
hydrocarbures, nous avons doté notre pays d’un code pétrolier.

Mais ce qui retiendra le plus
l’attention ici, c’est que nous avons réussi à décrocher, dans un contexte de
rude concurrence avec d’autres pays, le projet de construction du pipeline pour
le transport du pétrole nigérien depuis son site de production jusqu’à la côte
béninoise à Sèmè-Podji pour son exportation.

Ce projet, porté par des opérateurs
privés, comporte des retombées évidentes pour l’économie béninoise et démontre
une fois encore, l’amélioration de l’attractivité de l’environnement des
investissements dans notre pays.

S’agissant de la disponibilité de
l’énergie électrique, la réhabilitation des centrales thermiques de la SBEE
pour une capacité de 30 MW et l’achèvement de la construction de la centrale
thermique de 127 MW de Maria Gléta 2 mise en service le 29 août 2019, permettent
de disposer désormais d’une capacité propre de production d’environ 160 MW,
soit la moitié de nos besoins aux heures de pointe.

Cette performance est une vraie
première pour notre pays depuis les indépendances, mais mon Gouvernement ne
compte pas s’en contenter.

Ainsi, en plus de la construction
de lignes d’interconnexion nationales et régionales, s’est-il déjà engagé dans
le projet de construction par des producteurs indépendants, d’une nouvelle
centrale thermique à Maria Gléta.

Pour garantir l’alimentation en gaz
de ces centrales thermiques, mon Gouvernement a conclu, dans le cadre d’un
partenariat public-privé, la construction d’une unité flottante de stockage et
de regazéification qui fera de notre pays un quasi fournisseur de gaz sans en
être encore producteur.

En outre, dans le but de promouvoir
un mix énergétique responsable, nous avons déjà procédé à la pré-qualification
des entreprises pour la construction de centrales solaires photovoltaïques
d’une capacité totale de 50 MW à Bohicon, Djougou, Parakou et Natitingou.

S’y ajoutera une cinquième d’une
capacité de 25 MW, qui sera construite dans la région d’Onigbolo.

D’ores et déjà, grâce à la mise en
œuvre de toutes ces actions, des améliorations significatives sont enregistrées
dans la fourniture des services énergétiques à nos populations.

En effet, l’extension du réseau est
en cours dans tout le pays et, depuis le mois d’octobre, la SBEE dont nous
avons changé le modèle de gestion afin de la rendre plus performante, a
réceptionné 75.000 compteurs électriques pour satisfaire les demandes en
instance.

Mesdames et Messieurs les députés,

Plus de performance, c’est ce qui a
caractérisé notre agriculture au cours de l’année qui s’achève.

C’est un motif de satisfaction de
relever qu’au cours de la campagne 2018-2019, notre pays est devenu le premier
producteur de coton en Afrique, avec 678.000 tonnes.

Une telle performance, remarquable
en soi mais qui reste à améliorer encore, s’est doublée du positionnement du
Bénin comme deuxième producteur de vivriers dans l’espace UEMOA.

Cela ne s’est pas fait sans le
soutien de l’Etat qui a financé, sur ressources intérieures, les plans de
développement des filières riz, maïs, manioc, anacarde, ananas, viande, lait et
œufs de consommation, ainsi que des aménagements hydroagricoles.

Pour soutenir cette dynamique
satisfaisante, nous avons particulièrement renforcé la conformité de l’ananas
béninois aux normes à l’exportation, ce qui a permis d’écouler, au cours de
l’année, une quantité record de près de 600 tonnes sur le marché européen.

Nul doute que ces chiffres seront
améliorés les années à venir.

La même ambition justifie que nous
ayons aménagé 42 hectares de plantations pilotes de mangues avec pratiquement
9.000 plants greffés de nouvelles variétés prisées à l’export.

C’est encore au nom de la
performance que, dans le cadre de la promotion de l’entreprenariat agricole et
rural, nous avons :

• financé des centaines de projets
privés,

• engagé l’aménagement de plus de
mille hectares et la construction de quatre grands marchés dans la vallée de
l’Ouémé,

• réalisé plus de 250 hectares de
nouveaux périmètres irrigués à Malanville et Karimama, ou encore

• aménagé et mis en valeur 530
hectares de périmètres maraîchers tandis que 1.100 autres hectares sont en
cours d’aménagement.

A l’appui de tout ceci, une action
majeure mérite d’être soulignée.

C’est l’assainissement, attendu
depuis des décennies, des plans d’eau et pêcheries sur le Lac Ahémé, le Lac
Nokoué, et la Lagune de Porto-Novo.

L’écosystème aquatique est
désormais débarrassé des engins prohibés et offre de meilleures conditions de
navigation et de développement des poissons.

Toutes ces actions ont permis de
maîtriser les prix des principaux produits alimentaires de grande consommation,
et d’améliorer le niveau global de sécurité alimentaire des populations.

Le taux des ménages en insécurité
alimentaire dans notre pays est ainsi descendu à 9% contre 11% en 2018.

Au total, ces actions ont généré
dans le secteur agricole, la création d’au moins 14.200 emplois directs et
51.300 emplois indirects.

Nous ne l’ignorons pas, la
performance de l’agriculture est aussi fonction de bonnes conditions de
transport des productions et des échanges commerciaux.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Dans ce domaine, mon Gouvernement
a, comme il l’a fait les années précédentes, procédé à la réfection de plus de
13.000 km de pistes rurales et routes classées pour favoriser l’écoulement des
produits mais aussi la mobilité des populations.

Plus généralement au titre des
infrastructures, trois projets représentant 123 km de routes aménagées et
bitumées ont été achevés en 2019, trois sont en attente de réception et seize
sont en cours de réalisation sur un linéaire de plus de 516 km à travers tous
nos départements.

A ces données, il convient d’ajouter
celles du Port et de l’aéroport de Cotonou en constante augmentation du point
de vue du volume de marchandises traitées comme de celui du transport de
passagers.

S’agissant tout particulièrement du
Port de Cotonou, la mise en œuvre de la gestion déléguée permet déjà, moins de
deux ans après, de moderniser ses pratiques et équipements, d’augmenter ses
capacités et de le rendre plus compétitif, toutes choses qui améliorent ses
rendements.

Le trafic global cumulé import et
export s’établira à près de 11 millions de tonnes en 2019 contre 9,4 millions
en 2017, soit une progression de 15% du trafic.

Désormais, le non encombrement de
notre rade et l’enceinte portuaire ne sont plus synonymes de baisse d’activités
portuaires, mais traduisent plutôt la performance des prestations portuaires et
la fluidité des activités.

De ce fait, nous pouvons constater
aisément que le Port de Cotonou contribue réellement au développement du pays
et joue davantage son rôle de plateforme des échanges commerciaux entre le
Bénin et le reste du monde.

Pour renforcer ce regain de
dynamisme, notre action dans le sous-secteur de l’Industrie et du Commerce a
singulièrement consisté à rendre nos produits plus compétitifs sur les marchés
intérieur et extérieur.

Elle a aussi et surtout permis
d’achever la réforme de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin pour
promouvoir une gestion saine de cette institution, vitrine de notre commerce,
dans un cadre nouveau de gouvernance consulaire.

En ce qui concerne la promotion de
l’emploi ainsi que des petites et moyennes entreprises, en dehors du programme
Emploi Jeunes qui a impacté 17 mille jeunes dont au moins 50% de femmes dans
nos 77 communes, une étude a été réalisée pour la création d’un fonds de
soutien aux micro, petites et moyennes entreprises ainsi qu’à l’entrepreneuriat
féminin.

Sous ce chapitre, il convient aussi
de souligner le démarrage, dans les prochaines semaines, du Programme spécial
d’insertion dans l’emploi de 2000 jeunes.

Comme je l’avais annoncé, ce
programme vise à recruter chaque année, à la charge de l’État, 2000 jeunes
diplômés qui seront placés dans des entreprises privées ou publiques, sur une
période de deux ans, avec l’espoir qu’ils sauront se rendre utiles et efficaces
pour se faire recruter à l’issue de la période d’insertion, ou alors qu’ils
sauront voler de leurs propres ailes dans l’auto-emploi.

De même, un partenariat pour la
promotion de l’entrepreneuriat féminin et la valorisation de nos matières
premières a été mis en place.

Il a permis de construire 126 unités
de transformation de nos matières premières au profit de nos braves populations
dans 21 communes avec plus de 25 mille bénéficiaires dont au moins 8 mille
femmes.

Mieux, grâce aux mesures de
facilitation du climat des affaires, le guichet unique de l’Agence de Promotion
des Investissements et des Exportations (APIEX) a enregistré la création de
près de 22 mille entreprises au cours des trois premiers trimestres de l’année.

Celles-ci constituent autant de
sources potentielles d’emplois.

Comme autre action pertinente menée
au cours de l’année, nous retiendrons le recensement national des artisans du
Bénin.

L’opération a abouti à un effectif
initial de plus de 241 mille artisans et conduira à la mise en place d’un
registre biométrique des métiers dont sera issue une liste électorale en vue de
la tenue des élections consulaires, pour l’avènement de la Chambre des Métiers
de l’Artisanat du Bénin.

Elle servira, par ailleurs, de base
à la délivrance de la carte professionnelle biométrique d’artisans qui
facilitera l’accès de ceux-ci aux services du projet Assurance pour le
Renforcement du Capital Humain (ARCH).

Parlant précisément de l’ARCH, il
est désormais effectif à travers ses volets « Assurance maladie » et «
Micro-crédit » dont la phase pilote se déroule bien en attendant sa
généralisation.

Mais déjà, nos compatriotes les
plus démunis, qui en bénéficient, se réjouissent de sa portée sociale.

S’agissant particulièrement des
micro-crédits, plus de 15 milliards de FCFA ont déjà été effectivement
décaissés par le Fonds national de Microfinance au profit de milliers de
bénéficiaires, majoritairement des femmes.

Au-delà de la mise en œuvre de
l’ARCH, le volet social de notre action a consisté en un renforcement de la
protection des plus vulnérables, et en dotations diverses pour les sortir de la
précarité avec un accent particulier sur l’autonomisation économique des
femmes.

Cette sollicitude à l’égard de nos
compatriotes dans le besoin s’est manifestée sur toute l’étendue du territoire
national, à travers nos communes où l’accompagnement de l’Etat central a été
plus que jamais une réalité.

A titre d’illustration, 100% du
Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADEC non affecté), soit près de
39 milliards de FCFA ont été effectivement mis à la disposition des collectivités
locales contre environ 27,3 milliards de FCFA en 2018, ce qui correspond à une
augmentation de plus de 42% de l’enveloppe.

Une telle affirmation de la
présence du Gouvernement aux côtés de nos communes vise à en faire de
véritables espaces de vie, y compris dans les zones frontalières, où nos
populations ont un meilleur accès aux services sociaux de base.

Aussi voudrais-je, dans la
perspective des élections municipales et communales de l’année prochaine,
inviter les acteurs politiques à poser les diagnostics les plus justes et à
soumettre aux populations les propositions les plus pertinentes pour améliorer
la gouvernance locale et impacter effectivement le développement à la base.

Pour sa part, mon Gouvernement
continuera à améliorer la sécurité et la protection civile pour tous, en tout
temps et en tout lieu.

En 2019, cela a été possible grâce
notamment au renforcement des capacités opérationnelles des Forces de Défense
et de Sécurité qui ont, dans une synergie remarquable, assuré la protection de
notre territoire, le maintien de l’ordre public et de la paix, et œuvré à
garantir la tranquillité à nos concitoyens et aux visiteurs de passage chez
nous.

Ensemble, elles ont généralement
veillé à promouvoir l’image de marque du Bénin, sur les théâtres internationaux
de maintien de la paix où sont déployés leurs effectifs.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

A l’international justement, nous
avons poursuivi la rationalisation de notre carte diplomatique sans pour autant
renoncer à notre vocation d’être un acteur considéré et respecté de la scène
mondiale.

Aussi avons-nous régulièrement pris
part aux grandes concertations qui engagent l’avenir de notre sous-région, de
notre continent et du monde, et avons-nous tâché de faire entendre, de façon
responsable, la voix de notre pays, appelant toujours à la concorde, à la
coopération internationale et au développement des communautés.

Enfin, il est loisible de constater
que la judicieuse décision que nous avons prise d’exempter de visas tous les
Africains qui désirent se rendre au Bénin, et la mise en place du visa
électronique, renforcent l’attrait et la fréquentation de notre pays.

Mais la présence de notre pays sur
la scène internationale, Mesdames et Messieurs, s’est davantage affirmée à
travers les prouesses de nos sportifs.

En effet, en dehors des médailles
décrochées par nos athlètes dans les sports individuels comme la gymnastique,
l’athlétisme, le karaté, le Roller-Sport, le scrabble, pour ne citer que
ceux-là, c’est la prestation de notre équipe nationale de football à la Coupe
d’Afrique des Nations édition 2019, qui aura marqué les esprits et révélé un
peu plus le Bénin dans le concert des nations.

Cette qualification en quarts de
finale a procuré fierté et bonheur à notre peuple.

Désormais, nous pouvons aussi jouer
dans la cour des grands.

D’ailleurs, depuis lors, les
catégories d’âge et les clubs semblent s’inspirer de leurs aînés pour performer
aussi.

Le vaste programme de construction
de stades municipaux omnisports, dont 22 déjà en cours de réalisation, sera
d’un concours précieux à l’expression des talents.

Mais à l’heure de la globalisation,
un pays attrayant, c’est aussi celui qui sait s’ouvrir sur le monde et s’offrir
en destination de rêve.

Mesdames et Messieurs,

C’est la raison pour laquelle les
investissements structurants se poursuivent dans le domaine du tourisme pour
implanter à terme, dans notre pays, des attractions qui forcent le détour chez
nous.

Cet incident regrettable intervenu
dans le Parc national de la Pendjari nous a conduits à y renforcer les mesures
de sécurité pour rassurer la communauté des touristes.

Les efforts impressionnants de
numérisation et de digitalisation en cours contribuent aussi à l’ouverture de
notre pays sur le monde autant qu’ils ont vocation à faciliter les échanges.

La création de l’Agence nationale
de la Sécurité des Systèmes d’Information, pour combattre la cybercriminalité
sous toutes ses formes en garantissant une sécurité à nos systèmes
d’informations, répond aussi à cette logique.

Elle contribue à l’effectivité de
l’administration intelligente tout comme l’achèvement de la phase 1 du système
national de PKI qui a rendu effective la Signature Electronique au Bénin et la
mise en service prochaine d’un data center national.

Mais déjà, pour démocratiser un peu
plus l’internet, nous avons ouvert 24 salles multimédia de 40 positions de
travail chacune, dans les établissements primaires et secondaires répartis dans
les 12 départements de notre pays, et travaillons actuellement à la mise en
place de points d’accès dans 4 établissements d’excellence.

S’intègre aussi dans cette
dynamique numérique, l’achèvement de la construction du réseau de collecte et
de diffusion sur les 29 sites de la Télévision Numérique Terrestre dont 14 sont
déjà mis en service en vue de fournir à nos concitoyens, des programmes
télévisuels en haute définition.

La même exigence de qualité vaut en
ce qui concerne les prestations des opérateurs GSM en activité dans notre pays,
afin que les consommateurs bénéficient de services de qualité, à la hauteur des
frais qu’ils engagent.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Avec la dématérialisation de la
gestion des actes de carrière, des modules relatifs à l’avancement en grades,
aux modèles-types de contrat et d’arrêté de mise à la retraite, plus de 54
mille situations administratives ont été traitées sans tracasseries pour les
bénéficiaires.

Les avancées concernent également
la numérisation et la mise en ligne systématiques des nouveaux actes, la mise à
jour des dossiers individuels des agents, l’apurement et la mise en production
des données pour 43 mille agents de l’Etat en liaison avec les ministères
sectoriels.

Sous ce chapitre de la gestion des
agents de l’Etat, le Gouvernement a pris la décision éminemment sociale de
préserver les emplois de 5.641 d’entre eux, pourtant irrégulièrement reversés
dans la Fonction publique depuis 2008.

Il a également mis en œuvre des
mesures d’accompagnement au profit des agents contractuels de l’Etat admis
prématurément à la retraite en application de la modification de la loi portant
code des pensions civiles et militaires de retraite.

Cette décision impactera, à terme,
3.100 agents.

Comment aurions-nous pu engranger
autant de succès si les ressources nécessaires à la mise en œuvre du Programme
d’Action du Gouvernement n’étaient mobilisées et bien gérées ?

Mesdames et Messieurs les Députés,

C’est le lieu de saluer le travail
qu’abattent les agents et les responsables de nos différentes régies que sont
les Impôts, le Trésor, les Douanes et Droits indirects, ainsi que l’appréciable
contribution des acteurs de la chaîne des dépenses publiques.

Grâce à eux, le niveau de
mobilisation des ressources intérieures est en constante hausse et cela nous
permet de solliciter nos partenaires dont les contributions à notre processus
de développement sont hautement appréciées.

Ces ressources, une fois
collectées, nous veillons à leur utilisation rationnelle et transparente.

C’est pourquoi, plus aucun acte de
prévarication n’est toléré.

Nous mettons ainsi un point
d’honneur à statuer avec diligence sur tous les rapports d’enquête puis à les
transmettre à la justice.

C’est grâce à cette diligence que
l’assainissement de la gestion des finances publiques se poursuit et que
l’impunité est en recul.

Ces performances sont appréciées
par les institutions internationales et nos partenaires techniques et
financiers à qui nous renouvelons nos sincères remerciements pour leurs appuis
et conseils.

Il va sans dire, vous en
conviendrez, que notre pays, au prix d’efforts soutenus, s’installe de plus en
plus dans le cercle vertueux de la bonne gestion de ses ressources pour ne plus
jamais laisser place aux pratiques qui arrièrent et appauvrissent l’Etat, puis
l’empêchent par voie de conséquence de se pencher efficacement sur la
satisfaction des besoins vitaux des populations.

C’est pourquoi, avec mon
Gouvernement, nous entendons maintenir le cap pour la mise en œuvre des
conditions du développement durable de notre pays dans un environnement
caractérisé par la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption et
l’impunité.

Sur ce chemin, celui de la vertu et
de l’efficacité, je sais pouvoir compter sur le soutien et l’accompagnement de
notre peuple, trop longtemps abusé par les discours et promesses stériles, trop
longtemps déçu de l’inefficacité des politiques publiques, mais désormais
convaincu que l’heure du développement du Bénin a enfin sonné.

Je vous remercie.

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Leave A Reply

Your email address will not be published.