Le Journal des Décideurs

Développement des entreprises africaines:Les opportunités de la Zlecaf se multiplient pour le secteur privé

0 204

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

La Zone de libre-échange continentale
(ZLECAF) devrait permettre aux entreprises de tirer parti des économies
d’échelle, tout en soutenant la diversification des secteurs industriels et en
favorisant la croissance de la valeur ajoutée manufacturière, selon les
experts.

Issa SIKITI DA SILVA

« Si les gouvernements créent les bonnes
conditions, cela pourrait stimuler la création d’emplois et conduire à une
réduction significative de la pauvreté », ont déclaré les analystes Landry
Signé et Ameenah Gurib-Hakim de la Brookings Institution, un think-tank
américain basé à Washington, dans un édito publié sur le site de Project
Syndicate.org.

« Des opportunités d’investissement
lucratives sont disponibles dans des secteurs tels que l’énergie,
l’agriculture, la transformation de l’eau et des minéraux. L’agriculture (y
compris l’agroalimentaire), qui devrait représenter un milliard de dollars en
Afrique subsaharienne d’ici 2030, attire de plus en plus d’investissements du
secteur privé », ont-ils souligné dans leur édito intitulé ‘’The High-Growth
Promise of an Integrated Africa’’.

Les experts de la Brookings Institution
ont lancé un appel aux dirigeants africains de faire chacun leur part pour
faire progresser ces domaines, notamment en continuant de souscrire à des
initiatives telles que la Zlecaf.

En à croire Landry Signé et Ameenah
Gurib-Hakim, L’Afrique devrait également recevoir près de 2 milliards de dollars
d’investissements dans les ressources naturelles d’ici 2036.

Favoriser l’entreprenariat

Le président de la Commission de l’Union
Africaine, Moussa Faki Mahamat, a indiqué lors du dernier sommet extraordinaire
de l’Union africaine (AU) tenu à Niamey le 7 juillet 2019 qu’il était évident
que l’opérationnalisation de la Zlecaf était de nature à favoriser
l’entreprenariat, l’emploi de la jeunesse et l’émancipation des femmes.

C’est une jeunesse en proie à toutes les
tentations telles que l’exode rural, la migration, le trafic et la criminalité
transfrontalière », a-t-il affirmé.

 « Les dirigeants politiques, les
entreprises et les citoyens africains reconnaissent de plus en plus que des
économies intégrées, alimentées par des entreprises innovantes à forte
croissance et des investissements privés importants, sont la clé d’un avenir
prospère », ont renchéri les experts de la Brookings Institution.

« Déjà, les retours sur investissement
et l’esprit d’entreprise augmentent rapidement. Plus de 400 entreprises africaines
ont maintenant un chiffre d’affaires annuel supérieur ou égal à 1 milliard de
dollars et 700 autres rapportent des revenus supérieurs à 500 millions de
dollars », ont-ils soutenu.

Une évaluation de 360 entreprises de 32
pays africains a révélé un taux de croissance annuel composé moyen
impressionnant de 46% en 2019, contre 16% l’année dernière.

Maintenant ou jamais

« C’est maintenant ou jamais. L’Afrique
se trouve présentement à la croisée des chemins de son destin économique. Je
crois que cette fois-ci c’est le grand départ, le train du décollage économique
est là, il ne faut pas le rater. C’est une question de volonté politique. Il
faut que nos dirigeants travaillent ensemble pour la réussite de La Zlecaf car
ça va nous faire profiter beaucoup de bonnes choses », a confié Hyppolite
Dossevi, un étudiant en économie.

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Leave A Reply

Your email address will not be published.