Le Journal des Décideurs

Création de richesse au Bénin:94% de la population active dans l’informel

0 167

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

(Cotonou abrite un atelier régional
sur l’extension de la couverture retraite aux travailleurs)

La Banque mondiale en collaboration
avec l’unité de coordination du projet ARCH organise du 29 au 31 mai 2019, à
Cotonou, un atelier régional sur le thème «l’extension de la couverture
retraite aux travailleurs du secteur informel en Afrique». Le ministre d’Etat,
chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané, qui a lancé les
travaux a évoque la part importante de l’informel dans l’économie béninoise.

Abdul Wahab ADO

« Comme dans la plupart des pays d’Afrique, l’informalité est élevée au Bénin. Sur une population d’environ 11 millions d’habitants, le secteur informel représente 94% de la population active. De ce fait, fournir une protection sociale à ces millions de nos compatriotes, reste pour nous, au gouvernement, une préoccupation de tous les jours. Malheureusement, les mécanismes au niveau national sont presque inexistants ». C’est ainsi que s’est exprimé, le ministre d’Etat, chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané, lors du lancement des travaux de l’atelier régional. Pour le ministre d’Etat,   « au Bénin, seulement, 8,4% de la population est couverte actuellement par l’assurance maladie. Ce nombre déjà très réduit prend essentiellement en compte les agents du secteur public. Dans le domaine de la retraite, on enregistre seulement quelques initiatives de mutuelles sociales qui fonctionnent à une échelle réduite. Face à ces constats peu reluisants, la réponse du gouvernement du Bénin, se veut claire et novatrice» a indiqué le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané.  « Nous avons fait le choix d’une nouvelle stratégie intégrée et plus inclusive d’extension de la protection sociale. Ceci dans une perspective de renforcement du capital humain et de réduction de la pauvreté. Les acteurs du secteur formel peu nantis, les populations pauvres et vulnérables du secteur informel et les inactifs démunis sont les principales cibles du nouveau dispositif de sécurité sociale. Cet ensemble de mesures sera mis en œuvre à travers le projet « Assurance pour le renforcement du capital humain (ARCH) ». Le projet ARCH vise à fournir un paquet de quatre services de protection sociale que sont : l’assurance maladie, la retraite, la formation et le crédit. Nos agriculteurs, nos commerçants, nos transporteurs, nos artisans, nos artistes et bien d’autres couches du secteur informel sont concernés.  Les discussions au cours de cet atelier aideront le gouvernement du Bénin à concevoir et à mettre en œuvre un régime de retraite adapté à notre secteur informel » a ajouté le ministre d’Etat, chargé du plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané. « Le Bénin est honoré d’accueillir cet important atelier sur un sujet aussi pertinent que la couverture retraite aux travailleurs du secteur informel. La couverture des systèmes de retraite dans notre région est limitée au secteur formel, qui représente un faible pourcentage de la population. En conséquence, le vaste secteur informel n’est couvert par aucun régime de retraite malgré son importante contribution à la création de richesse dans nos pays » a conclu le représentant du chef de l’Etat. Pour la représentante résidente du groupe de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey, la couverture de retraite continue d’être limitée et son extension aux travailleurs du secteur informel reste un défi à relever.  L’extension est un programme social a indiqué la représentante résidante de la Banque mondiale. La protection sociale est l’une des priorités de la Banque mondiale. Réunir les parties prenantes du gouvernement et les institutions régionales afin de promouvoir une discussion ouverte sur l’extension de la couverture retraite au secteur informel, est l’objectif de l’organisation de l’atelier régional que Cotonou accueille. En effet, les responsables gouvernementaux des institutions de retraite, les ministres et les agences de surveillance de quinze pays que sont le Bénin,  la Cote d’Ivoire, le Ghana, l’Ethiopie, l’Inde, le Kénya, le Libéria, la Namibie, le Nigéria, le Rwanda, le Sénégal, la sierra Leone, le Togo, l’Afrique du Sud  et l’Ouganda ainsi que des représentants des organisations régionales de réglementation en Afrique de l’Ouest. Il s’agit de la Conférence  internationale de la provenance sociale (Cipres) et le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf).

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Leave A Reply

Your email address will not be published.