Le Journal des Décideurs

Fête des religions endogènes au Bénin Fructueuse saison au marché des animaux

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La célébration demain 10 Janvier de la fête des religions endogène ou Vodun crée de l’émulation dans les marchés d’animaux et dans les domiciles où se font de petit élevage. Ceci, du faite des sacrifices d’animaux aux diverses divinités  qui caractérisent cette célébration. C’est sans compter cependant les autres denrées nécessaires au bon déroulement de la fête.

Bidossessi WANOU

Grande animation au marché des bêtes, va et vient dans certains domiciles à la quête de volaille (pigeons, coqs, canard), d’animaux à quatre pâtes notamment, le mouton. En effet, la célébration de la fête des religions endogènes au Benin rime avec une pluie de sacrifice d’animaux par les dignitaires et adeptes des divers cultes endogènes aux différentes divinités du panthéon vodun. Au fait explique Dah Alossohoun kinsiclounon, « le 10 janvier est le jour à nous accordé par l’Etat pour honorer de façon spéciale les divinités. Et les sacrifices d’animaux sont pour nous, la meilleure manière de témoigner sa reconnaissance aux divinités ». Quant à Doutè Soclounon, le choix de la bête à immoler peut dépendre non seulement des exigences de la divinité mais aussi du dégré de la reconnaissance qu’entend témoigner l’adepte ou bénéficiaire des faveurs du vodun. C’est ce qui justifie la diversité de choix par les adeptes ou autre donateur. Ainsi, tandis que certains se contente se volaille, pigeons ou coq, d’autres optent pour un mouton et d’autres encore pour un bœuf. La célébration annuelle de la fête des religions endogènes constitue donc une opportunité pour le marché des bêtes. L’animation se passe même de l’âge des animaux. C’est du moins ce que confie dame Odette Tchèkpè qui explique que même les jeunes poules ordinaires, d’environ 1 ou 2 mois sont par exemple très recherchées par certaines confréries.  A propos ajoute-t-elle, c’est une belle occasion qui s’offre au vendeur qui dans un tel contexte, fait son prix  et profite pleinement du beau temps économique. Et à Doutè Soclounon d’entériner ces propos de Odette : la chance peut banalement sourire à certains vendeurs car, il se trouve des sacrifices pour lesquels, il est défendu de marchander l’animal à offrir et donc le demandeur paie sans négociation, le prix que réclame le vendeur. Selon Odette, les jeunes poules vendues d’ordinaire à 600Fcfa ou 700f coûtent dans ce contexte jusqu’à 1500f. Il est de même des moutons de 8000F ou 10.000f qui coûtent au moins 15000 francs quand l’acheteur est vraiment ans le besoin et surtout quand on présent que c’est à des fin d’offrande à un Vodun.

Des préparatifs qui profitent à plus d’un

Dans le cadre l’organisation de cette festivité, plusieurs  actes sont posés. Cela profite donc non seulement au marché d’animaux, mais aussi à tous autres distributeurs de bien nécessaire au bon déroulement de cette fête. Dans ce cadre par exemple, un tissu spécial à l’effigie des diverses divinités du panthéon vodun est indiqué, ce qui constitue une opportunité pour les usines de fabrication de pagne. Il en est de même du sacrifice destiné aux dieux sachant qu’en plus de bêtes à sacrifier, certaines boissons sont recommandées, des colas, de l’huile rouge par endroit et la liste n’est pas exhaustive. Tous ces biens disponibles sur le marché, profitent en effet aux distributeurs  qui passent une saison heureuse. Toujours dans le cadre des préparatifs, certains artisans se taillent aussi la part belle, vu que les travaux d’entretien des couvents et autres places d’animations évoluent bon train. Les maçons, les peintres, les sculpteurs et dessinateurs sont tous aussi sollicités pour rendre plus attrayant le local de certaines divinités. Dannon Sègla, prêtre de « Vodun Dan » (dieu Serpent) rencontré avec un charpentier à l’entré d’un couvent explique par exemple venir aménager la toiture du temple de la divinité déjà très vétuste en prélude à la célébration de cette fêtes des religions endogènes. Dans les ateliers des artistes spécialistes des accoutrements cultuels, de cérémonie ou encore Vodun, la mobilisation reste la même. Très affairés, ceux rencontrés confient travailler à livrer certaines commandes dans le cadre de cette festivité. Tayé Ayélodjoun, spécialiste d’accoutrement des revenants rapporte par exemple ne plus dormir correctement depuis mi décembre parce qu’il a des commandes qu’il doit livrer et pourtant, même après les fêtes, il en a reçu encore certaines. Il en est ainsi chaque année car certains responsables de couvent changent chaque année l’accoutrement aux adeptes et divinités. Pour peu qu’ils veillent se prononcer sur ce qu’il attend comme revenu, il confie que cela revient bien cher parce que on habiller correctement une divinité, cela vaut des centaines de mille. Et comme il est de coutume, les lieux d’animation le jour de la célébration constituent de véritable centre commercial de fortune pour les vendeurs notamment  des friandises et autres et donc, eux aussi s’apprêtent déjà à ne pas rater cette saison d‘affaires.

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